Vampires, gnomes, loup-garou et démons. Gravity Falls est une ville qui attire les évènements paranormaux. 3 ans après, les jumeaux Pines décident d'y retourner. Mais qui pouvait s'attendre à de telles conséquences...

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Old days. | FLASHBACK

MessageSujet: Old days. | FLASHBACK Sam 29 Avr - 5:26
participant 1Apocryphaparticipant2The pastparticipant2In the elementary

Old days | FLASHBACK

#660033

± 3962 mots

∑ Inventaire

‒ Nothing
¹ Princesse
² mon petit monstre
³ Promis papa chéri que j'aime et que j'adore
⁴ Moi aussi je t'aime, princesse
⁵ Papa… Je veux que tu restes.
⁶ d’accord

“L'enfance est pleine de désillusions.”
— Bill Watterson
Et voilà. Ce qui devait arriver arriva. Tu avais observé la scène sans réagir. Cela ne t’aurait apporté que des coups en plus. Desmond et Raoul avaient pris ton sac à dos, et quand tu avais voulu te défendre, ils t’avaient tirés les cheveux et poussée par terre. Tu ne comprenais pas pourquoi ils ricanaient et se moquaient de la couleur de tes cheveux. Qu’est-ce qu’il y avait de mal à ce qu’ils soient d’une couleur « bizarre » ? Gris, ce n’était pas si moche que ça. Et puis ce n’était pas ta faute si tu avais les yeux rouges et que tu étais « pâle comme un cul ». Tes genoux et tes mains portaient des écorchures que tu t’étais faite en tombant. A la vue du liquide sortant de tes plaies, tes yeux luisaient légèrement. Pas assez pour que les autres enfants le remarque. Et tu respirais par la bouche en gardant tes mains contre toi. L’odeur te donnait envie de boire. Tu avais soif. Et un peu mal aux dents… Tu ne comprenais pas trop pourquoi. Papa ne t’avais jamais dit pourquoi tu devais boire du sang. « Tu es trop jeune pour comprendre » qu’il disait toujours. Tu allais pourtant avoir six ans ! Tu étais bien assez grande ! Non mais. Enfin bon. Ton sac était maintenant dans l’arbre de la cours, et l’une des maitresses venait de sonner la cloche. Tu te relevas, observant le haut de l’arbre. Cet arbre était le seul de la cours à avoir des choses gravées sur son écorce. Entre les gribouillis incompréhensibles et un triangle avec un œil…. Beaucoup s’amusaient à le martyriser. Tu avais un peu de sympathie pour ce vieil arbre.

Soos s’approcha de toi. C’était le seul des enfants à ne pas t’embêter, à quelques autres exceptions près.

« Eh, tu n’as pas entendu ? La cloche a sonné. Tu n’as pas pris ton sac ? »

Tu te contentas de pointer du doigt la cime de l’arbre. Tu te passais bien de paroles. Pourquoi parler ? Les autres se moquaient de toi dès que tu ouvrais la bouche. Tu n’en connaissais pas la cause. Etait-ce à cause de tes dents ? Ou parce que tu disais des bêtises ? Pourtant, tu apprenais bien tes leçons…

« Oh. Bon ben, à tout à l’heure. »

Bien sûr qu’il n’allait pas t’aider. Il n’était pas fou. Sinon, on était aussi martyrisé. Tous les amis que tu avais eus avant avaient retourné leurs vestes. Tu t’étais retrouvée seule. Et tu ne comprenais pas pourquoi. Avant, on se fichait bien de tes différences. Bien entendu, tu savais ce que les parents des autres pensaient de toi. Ils ne voulaient pas que leurs enfants te côtoient. Parce que tu étais différente ? Parce qu’on ne connaissait pas ton papa ? Pourtant, maman venait te chercher de temps en temps, a pieds, quand elle rentrait du travail. Tu ne la voyais pas de la semaine et elle ne revenait généralement que le week-end. Du coup, c’était papa qui s’occupait de toi. Il t’emmenait en voiture, venait te chercher en voiture. Préparait ton goûter pour la récréation… Faisait ce que tu aimais manger le midi et le soir.

Tu soupiras. Il fallait que tu montes sur l’arbre pour récupérer ton sac avant que la maitresse ne vienne te chercher et te punisse pour ton retard. Alors qu’à chaque fois, tu n’y étais pour rien. Tu regardas les alentours. Papa te disais de ne pas faire ça, mais… si tu ne sautais pas, tu n’allais jamais pouvoir atteindre le début des branches. Et avec la robe que tu portais, il était facile de t’écorcher… Personne à l’horizon. Ni à la fenêtre pour l’instant. Autant le récupérer rapidement. Tu fléchis les jambes et sauta… puis réussi à attraper une branche, bien qu’avec difficulté. Une chance que tu sois forte. Mais papa disais de ne pas l’utiliser sur les autres. Alors tu ne te défendais pas. Et quand Papa disais quelque chose, tu obéissais. Parce que papa avait raison. C’était ce que maman disais. Alors tu étais une petite fille sage, et tu obéissais généralement à tes parents.

Tu avanças lentement sur la branche où ton sac était coincé. Elle était fine, et pouvais donc casser sous ton poids. Tu secouas un peu pour voir si ton sac bougeait ou non. Tu fis la grimace en voyant qu’il était bien coincé. Zut. Il allait falloir que tu joues au chat et retomber sur tes pieds après avoir rattrapé ton sac. Tu approchas avec prudence sur la branche. Tu entendais des craquements pas très rassurant tout le long de ton ascension. Tu tendis ton bras pour essayer de l’avoir… Tu y étais presque… Encore un peu…

Crack.

Aïe, aïe, aïe. Te voilà qui tombais. Bon, pas de très haut, mais quand même. Tu pouvais tout de même te faire mal. Ne pas fermer les yeux. Essayer de contrôler ta chute… Essayer de viser l’herbe… et pas le sol plein de cailloux. Et éviter de rester sur la branche aussi. Tu lâche la dite branche et essaya de l’envoyer plus loin.

Et bam.

Par terre.

Tu avais réussi à viser le peu d’herbe qu’il y avait près de l’arbre. A moitié. Tu avais eu du mal à garder l’équilibre alors tes mains avaient… touché ce qu’il ne fallait pas. Bien que les larmes te fusses montées aux yeux, tu n’en laissas aucune couler. Tu soufflas sur tes paumes, même si ça n’allait pas atténuer la douleur et la chaleur. En tous cas, ton sac était accessible, maintenant. Tu le récupéras en grimaçant…

« Apocrypha ! Ça fait dix minutes que la cloche a sonné ! Non mais tu te rends compte ! Viens ici ! »

Tu soupiras à nouveau. Cette maitresse était horrible. Elle ne comprenait rien à rien, et ne faisait rien quand elle voyait les autres t’embêter. Les adultes ne comprenaient rien. Et tu n’osais rien dire à papa et maman… Tu n’avais plus envie d’aller à l’école. A chaque récréation on ne te laissait pas tranquille. Tu n’avais aucune échappatoire. Il n’y avait que quand papa venait te chercher le midi et le soir que tu étais enfin tranquille. A l’abri. A la maison.

Tu avanças en trainant un peu des pieds et en regardant par terre. Elle t’attrapa par le poignet avec force.

« Aïe ! Vous me faites mal ! »

Elle se retourna avec une expression colérique sur le visage.

«  Tu n’avais qu’à rentrer à l’heure comme tu le monde ! »

Tu étais en colère, toi aussi. Tu tiras d’un coup sec pour te libérer le poignet, ce qui surprit ta maitresse. Tu la regardas avec des yeux rouges vif brillant. Ce qui la fit reculer de quelques pas. Tes poings étaient serrés et tu tremblais de colère. Même les adultes… Surtout les adultes… Personne…

« Je vais devoir appeler tes parents si tu continues ! »

Tu penchas la tête sur le côté, nullement impressionnée. Papa t’avais toujours dis que jamais tu ne devais avoir peur des gens. Parce qu’il serait toujours là pour toi.

« Je m’en fiche. Vous me faisiez mal. Papa va vous punir pour m’avoir fait mal. »

Des paroles d’enfants n’auraient jamais dû faire reculer un adulte. Et pourtant… Cette femme n’avait que compris trop tard son erreur. Elle allait devoir appeler chez les Báthory… Et elle ne voulait pas tomber sur le père. Malheureusement pour elle… Le destin n’était pas de son côté.

●●●

« Alors, laissez-moi résumer… Ma fille était en retard après que la cloche ait sonné. Vous ne vous êtes pas demandé où elle était avant dix minutes. Et en plus, vous l’avez grondée, sans remarquer dans quel état elle était, ni même demander pourquoi ? Je vois parfaitement la situation, mesdames. J’irais me plaindre, je peux vous en assurer, pour mauvais traitements, mauvaise surveillance, et non agissement. Je ferais en sorte que votre carrière vole en éclat. Et croyez-moi… J’en suis capable, et j’y parviendrais. »

Tu avais été là du début à la fin, sur les genoux de papa, protégée par un de ses bras, l’autre étant occupé à faire des gestes à l’intention de la directrice et de ta maitresse, qui avait bien du soucis à se faire.  Car ton père croyait ce que tu disais. Mais tu savais aussi qu’il ne disait pas tout. Tu avais bien observé sa réaction quand tu lui a parlé de tes camarades de classe… Autant, qu’il s’en prenne à cette maitresse, tu t’en fichais, mais si papa s’en prenait à eux… ça serait plus embêtant. D’autant que tu savais que ça n’en valait pas la peine. Papa n’avait pas besoin de s’occuper de tes problèmes. Tu pourras peut-être t’en charger plus tard. La seule chose que tu voulais, c’était rentrer à la maison et y rester.

« C’est votre fille qui a un problème, pas moi ! »

Papa foudroya littéralement du regard la maitresse. Tout autant que la directrice. Enfin bon, ton papa, il faisait plus peur que la vieille dame.

« Béatrice ! ça suffit ! Dans cette histoire, c’est toi qui est en tords. Pas la fille de M. Bathory. »

« Mais je !... »

« Non. Point final. Vous pouvez partir avec votre fille, monsieur. »

« Merci bien. Allez, on y va, prințesă¹. »

Tu hocha la tête et descendit de ses genoux, il se leva à son tour et te pris la main avec milles précautions à cause de tes écorchures. Il remit ses lunettes de soleil qu’il avait enlevé après avoir fait un énième regard mauvais à ta maitresse qui venait de voir la fin de sa carrière se précipiter drastiquement. Toi, tu te disais que c’était bien fait pour elle. Elle n’avait qu’à pas être méchante. Tu étais bien contente de partir de l’école tout de suite. Le soleil était caché par les nuages… L’ambiance était grise. Papa ouvrit la portière arrière et la referma une fois que tu étais entrée et installée dans la voiture. Il s’installa à la place conducteur et démarra la voiture. Le trajet jusqu’à la maison fut lourds de non-dits. Ce n’est qu’une fois que vous furent à la maison, pendant que papa était en train de soigner tes écorchures sur tes mains et tes genoux qu’il parla. Quand papa ne parlait pas pendant un certain temps, c’était qu’il était en colère…

« Apocrypha Ashleen Krisztina Ruxandra Goldsmith Báthory… »

Oh-oh. Il venait d’utiliser tous tes prénoms et tes noms de famille… Tu rentras la tête dans les épaules, redoutant un reproche, vu qu’il utilisait souvent cette formulation pour le faire, quand tu faisais une bêtise.

« Pourquoi tu ne m’en a pas parlé avant ? Ça aurait pu finir mal ! Je n’allais pas te gronder, bien au contraire ! Je vais aller voir ces garnements et leur faire regretter de t’avoir fait souffrir. On ne touche pas à ma fille sans en payer le prix. »

Tu sentais les menaces non dissimulées dans sa voix à l’encontre de tes tortionnaires.

« Papa. Tu n’en a pas besoin. Je… Je ne veux plus aller à l’école. Je… je veux rester avec toi et maman à la maison. L’école, c’est nul. »

Il soupira, et passa une main dans ses cheveux déjà impeccablement maintenus en arrière.

« Tu sais, prințesă, c’est important d’apprendre. Comment veux-tu devenir comme-moi si tu ne vas plus à l’école ? Même si je pense que celle-ci, tu n’iras plus. Des incapables. Pas étonnant du tout. »

Tu gonflas les joues comme l’enfant capricieuse que tu étais avec ton papa.

« J’ai pas besoin d’aller à l’école pour devenir comme toi ! J’aurais juste besoin de rester avec toi pour apprendre ! »

Tu le regardas réfléchir avant de sourire. Tu savais ce que cela voulait dire. Cela voulait dire d’accord. Bon, pas vraiment, mais ce regard là, ça voulait dire qu’il allait essayer quelque chose. Et quand il essayait… Il réussissait. Il était fort, ton papa. Il arrivait à convaincre maman de te laisser manger des bonbons. Ou encore de te laisser te coucher un peu plus tard que d’habitude. C’était vraiment le meilleur ! Et tu l’aimais fort fort fort. Comme maman. Et maman aussi tu l’aimais fort fort fort. Elle te manquait beaucoup quand elle n’était pas là.

« Tu sais, tu viens de me donner une idée, prințesă. Il va juste falloir que je parle à maman et savoir si elle est d’accord… Mais je suis sûr que ça lui plaira. »

« Youpi ! »

« Mais il faut que tu me promette d’être sage en attendant son retour, micul meu monstru² »

« Promis Tata a dragă pe care o iubesc și că îmi place³ ! »

Il passa une main froide sur ta joue en souriant joyeusement. Même si dans ses yeux, il restait quelque chose de sombre.

« Si eu la fel te iubesc, prințesă⁴. »

●●●

Tu étais en train de lire un livre de ton âge, voire un peu plus, car tu savais plutôt bien lire pour une enfant de ton âge, vu que papa mettait un point d’honneur à ce que tu apprennes bien et vite. Ce livre parlait d’un loup et d’un enfant… C’était passionnant, bien que certains mots fussent compliqués à comprendre. Du coup papa t’aidais en lisant le mot que tu n’arrivais pas à prononcer et t’expliquais ce qu’il voulait dire… Déjà qu’il t’avait appris le Roumain en même temps que de parler, alors bon… L’apprentissage de deux langues en même temps était assez ardu. Déjà, tu ne te mélangeais pas dans tes paroles, mais bon, on ne sait jamais, tu pouvais parler Roumain sans le savoir, des fois… Il commençait à se faire tard. Tu baillas une ou deux fois avant que papa ne se décide à fermer le livre et à le poser, avant de te soulever à l’aide d’un seul bras.

« Allez, il est l’heure d’aller au lit ! »

« Maaaais, euuuuh, je veux pas. »

« Apocrypha… Il faut être sage. »

« Bon, d’accord… »

Et tu baillas encore juste après. Papa avait raison. Mais tu ne voulais pas dormir. Pas toute seule. Tu n’avais pas peur d’un éventuel monstre sous le lit ou dans le placard. C’était juste que tu ne voulais pas te sentir abandonnée. Il te porta pour aller jusqu’à ta chambre, et sans le moindre effort. Il était vraiment fort, ton papa. Et beau aussi. Mais maman aussi l’était. Tu avais des parents géniaux. Il ouvrit la porte de ta chambre et t’emmena jusqu’à ton lit. Quand il te mit dedans et t’eut bien couverte avec la couette, tu attrapas sa manche quand il voulut partir.

« Tată ... Vreau ca tu să stai⁵. »

« Bine⁶. »

Et comme quand tu le lui demandais, il se mit dans le lit avec toi, après avoir enlevé ses chaussures. Et comme d’habitude, tu restais contre lui, dans une étreinte froide, mais chaleureuse, de la part de ton père. Bien entendu, il partait toujours quand tu t’endormais, et qu’il était sûr que tu ne te réveillerais pas.

●●●

Tu trépignais d’impatience. Maman allait bientôt rentrer ! Ce n’était qu’une question de minutes ! Tu étais en train de bouger les jambes dans le vide sur l’un des fauteuils de l’Îlot de la cuisine, pendant que papa se chargeais de faire à manger. Ça sentait bon ! Il avait préparé de la viande et des légumes. Au vu de ton éducation, tu pouvais tout manger. Tu n’avais pas spécialement le choix, de toute manière. Soit tu mangeais ce qu’il y avait dans ton assiette, soit tu n’avais pas de dessert. Le choix était rapide. Tu voulais un dessert. Alors tu mangeais tout. Même les épinards.

Papa releva la tête, mais tu savais déjà ce que cela voulait dire. Il devait entendre la voiture de maman, même en étant à la maison. Tu partis donc de ton siège pour aller courir jusqu’à la porte d’entrée. Quelques minutes plus tard, un crissement de pneus se fit entendre… un claquement de portière… Des bruits de pas… Et hop, à peine maman avait ouvert la porte que tu lui avais sauté dessus.

« Mamă ! »

« Apocrypha ! »

Elle te souleva en souriant. Elle avait l’air fatigué. Après autant de temps à conduire, ce n’était pas étonnant… Papa le remarqua tout de suite, vu son regard. Il délaissa la cuisine et s’avança pour faire son… berk. Bisou habituel à maman. Tu fis la grimace. Tu avais du mal avec ça, même si tu savais que c’était la façon des adultes de montrer qu’on s’aimait.

« Tu as l’air fatiguée, Ashleen. Tu en as encore trop fait sur le chantier ? »

Maman soupira.

« Quoi, à peine je reviens que tu me reproche de travailler ? Valeriu ! Voyons ! »

Il leva les bras en signe de reddition. Il n’allait pas continuer sur cette pente aujourd’hui… Tu ne savais pas ce que papa avait eu comme idée, mais tu te disais que maman allait peut-être râler, comme elle avait l’habite, sur certaines idées de papa. Cela te faisais sourire de les entendre se chamailler. C’était une habitude.

« D’accord, d’accord. Mangez d’abord, on verra le sujet du jour après. »

Maman eu une mine plus sombre suite à ces paroles. Est-ce que papa l’avait prévenue ?... Enfin, toujours était-il que maman et toi vous installèrent sur l’îlot pour manger. Papa lui se contentait toujours de vous observer. Tu ne savais pas vraiment pourquoi. Le seul bruit qu’il y avait, c’était celui de vos couverts qui entraient en contact avec l’assiette, et la radio qui était au son le plus respectable d’après papa. En gros, on n’entendait pas beaucoup. Ce n’est que quand tu eu fini ton dessert –un yaourt au chocolat, miam- et maman aussi –une pomme, mhhh- que le sujet vint sur le tapis.

Maman écouta papa attentivement, sans commentaires, attendant qu’il ait fini de parler pour se faire une idée et s’indigner. Elle avait une mine ennuyée, énervée, en colère…

« Vraiment ?! La maitresse a osé dire ça ?! Non mais elle se fout de la gueule de qui ?!... Raaah. Et dire que c’est moi qui ai insisté pour qu’elle aille à l’école… Pour quoi ? Se faire embêter par des enfants parce que les autres parents sont des gens intolérants à la différence ?! Si j’avais su… Enfin bon. Du coup ? »

Ooooh, maman venait de dire un gros mot. Cela voulait dire qu’elle n’était pas contente du tout. Tu observais l’échange de tes parents avec un intérêt certain, même si les enjeux les plus sérieux t’échappaient un peu. La maitresse serait punie, c’était déjà bien, nan ? Et puis les enfants qui t’embêtaient ne méritaient pas l’attention de tes parents.

« Du coup, Apocrypha ne veux plus aller à l’école… J’ai donc une alternative acceptable, et cela permettrait d’éviter que tu fasses des kilomètres pour revenir le week-end pour nous voir. Même si tu sais déjà ce que je pense du fait que tu travailles alors que tu n’en a plus besoin… »

Maman roula les yeux vers la fin de la phrase.

« Darling, je fais ce que je veux, quand bien même tu es plus âgé que moi. Je n’ai pas envie d’arrêter de travailler, et tu le sais très bien. L’archéologie, c’est ma passion. Enfin, qu’est-ce que tu proposes ? J’espère que tu as une idée pour ces gosses mal élevés aussi… »

Ton père leva les yeux au ciel. Toujours la même histoire.

« C’est simple. On va partir avec toi, et cette fois, tu me laisse tout organiser. On aura juste à te suivre dans tes déplacement pour ton… travail. »

Elle l’observa un instant.

« Et la scolarité de notre fille, tu en fais quoi ? »

Il leva une main apaisante avant qu’elle ne lui fasse les gros yeux.

« J’y viens, laisse-moi le temps. Pendant ce temps-là, justement, je me chargerais de l’éducation d’Apocrypha. J’en suis parfaitement capable, honey. Ne me fait pas ces yeux exaspérés, s’il te plaît. Je suis sérieux. »

Maman soupira et passa un main sur son front.

« Et j’imagine que tu n’as pas d’idée pour les gamins, autrement ? Je vais devoir aller leur dire deux mots, a ces gosses… »

« Maman ! »

Elle te regarda avec surprise. C’était vrai que tu étais toujours là. Mais le fait qu’elle entende une protestation là-dessus devait certainement la surprendre.

« Tu n’as pas besoin de faire ça. Il ne faut pas faire attention à eux. Ils vont se croire importants… Et puis leurs parents vont encore plus dire des choses dans ton dos et celui de papa après… »

Maman te caressa la joue alors que papa esquissait un sourire fier, mais dans ses yeux, il y avait encore des menaces. Tu aurais peut-être dû te taire sur les parents… Oups.

« Eh bien, voyez-vous ça. Tu es bien gentille Apocrypha. On as de la chance de t’avoir, ma chérie… Valeriu… Je pense que c’est une bonne idée. Et au moins, on sera ensemble partout. Par contre, si tu fais n’importe quoi pour l’éducation d’Apocrypha, tu risques de m’entendre... »

Papa posa une main sur son cœur.

« T’ai-je déjà donné l’occasion d’être déçue de moi ? »

Maman sourit à papa.

« Non. Et ça serait bien que tu continues… Tu as mis la barre haute dès le début, chéri. »

Papa esquissa lui aussi un sourire. Papa et maman allaient vraiment bien ensemble…

« J’y compte bien. Bon. Comme tu es là, on va pouvoir faire les préparatifs ce week-end, comme ça, on part directement. Je vais juste devoir veiller à une petite chose, concernant l’elementary… Et notre voyage. »

Il échangea un regard entendu avec maman avant de partir avec le téléphone pour passer un coup de fil. Maman quant à elle débarrassa l’îlot et lava la vaisselle. Tu la regardas faire. Tu allais rester avec maman, ça faisait trop longtemps que tu ne l’avais pas vu, ni senti son odeur. Maman sentait très bon. C’était maman, quoi.

●●●

« Apocrypha, tu n’as rien oublié ? Tu es sûre ? »

« Oui maman ! »

Tu regardas maman fermer le coffre de la voiture suite à tes paroles. Tu avais ton doudou -un chat noir ayant connu des jours meilleurs nommé M. Midnight- et tout le reste de tes affaires étaient dans la valise. Tu avais casé tes vêtements préférés en premier, et tu avais remplis avec le reste. Tu étais impatiente de partir avec maman et papa. C’était un peu comme des vacances pour toi, même si tu savais que papa allait maintenant tout t’apprendre lui-même. Mais tu n’avais aucun doute qu’il connaissait beaucoup de choses.

« Bon, eh bien, voilà. Dis au revoir à la maison, car on risque de ne pas revenir très souvant, ma chérie. »

Papa sorti de la maison. Il venait de faire un dernier tour pour tout fermer et vérifier à nouveau si rien n’avait été oublié. Il ferma à clé la porte d’entrée et alla vers la voiture.

« Au revoir, maison. »

Maman ouvrit la portière arrière et tu te glissas dans la voiture. Papa allait conduire tout du long, malgré les protestations de maman… Il n’avait apparemment pas envie qu’elle se fatigue en conduisant. Maman s’installa donc du côté passager en ronchonnant, alors que papa affichait un petit sourire satisfait et narquois.

Et c’est ainsi que tu dis au revoir à Gravity Falls pour les 13 années environs à venir. But one day you'll come back. Because the city will attract you again.
©linus pour Epicode
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