Vampires, gnomes, loup-garou et démons. Gravity Falls est une ville qui attire les évènements paranormaux. 3 ans après, les jumeaux Pines décident d'y retourner. Mais qui pouvait s'attendre à de telles conséquences...

" Blathnat "
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Les licornes sont de très bons chiens de garde. [ PV Ross ]

MessageSujet: Les licornes sont de très bons chiens de garde. [ PV Ross ] Sam 11 Nov - 21:43


"Je faisais quoi déjà ?"


« La nuit, tous les chats sont gris », du moins, c’était ce que disait le dicton. Jamais elle n’avait compris le principe d’une maxime et encore moins les doubles sens. Peut-être parce qu’elle n’était pas humaine, qu’elle n’était pas habituée à leur mode de vie, leurs mœurs et leur mentalité… d’autant plus qu’elle avait vu plusieurs sortes d’individus et était consciente que les humains différaient en fonction de leurs origines. Du coup, elle ne comprenait pas cette belle phrase qu’elle avait entendu plusieurs fois au cours de sa vie. Est-ce que les humains étaient aveugles la nuit comme elle l’était de jour ? Avaient-ils des soucis pour voir dans le noir et ce malgré la lumière des réverbères ? Peut-être… après tout, ne l’avait-on pas pris à plusieurs reprises pour un chien ? Blathnat avait bien dormi toute la journée comme à l’accoutumée dans l’espoir de restée éveillée toute la nuit, près de quelques arbres abattus et abandonnés à leur triste sort, à l’abri du regard des promeneurs et d’éventuels chasseurs de créatures surnaturelles. D’autant plus qu’elle n’avait pas envie de retrouver les gnomes de crainte que ceux-ci se vengent d’une cuisante défaite contre elle. Marwin avait bien eu raison de l’avertir ô comme ils étaient insupportables et si d’ordinaire elle se montrait fort sympathique avec tout le monde, elle n’avait pas envie de faire de même avec ces bruyants petits lutins dont le seul hobby était tout simplement de kidnapper les jeunes demoiselles afin d’en faire leur reine. D’ailleurs, elle avait complètement oublier de demander à son ami quelles en étaient les raisons mais il était certain qu’elle ne manquerait pas de lui poser la question à l’occasion.

Ah Marwin Marwin… Où était-il donc encore passé ? Il était le seul ami que Blathnat avait et celle-ci ressentait l’envie d’une compagnie afin de parler de tout et de n’importe quoi. Elle pourrait lui dire qu’elle avait trouvé la mission de sauvetage amusante, qu’elle n’hésiterait pas à se jeter à la gueule de l’adversaire pour lui permettre d’aider quelqu’un d’autre. Aussi pourra-t-elle au final lui présenter son fameux petit épouvantail portatif et le lui offrir afin d’éviter que les oiseaux se posent sur ses pauvres branches. Sera-t-il heureux de son cadeau ? L’alicorne l’espérait et priait même ses dieux celtes que l’ombre apprécie son présent. Malheureusement celui-ci ne vivait que de jour tandis qu’elle devait attendre le lever de la nuit pour déambuler dans la forêt. Si elle aurait pu entamer une petite recherche afin de taquiner son ami elle préféra toutefois abandonner cette idée afin de s’approcher de la population humaine.

Elle connaissait bien les risques, oui. Berenice l’avait prévenu que si elle se faisait passer pour autre qu’un jour elle se ferait attaquer par les citoyens américains pour plusieurs raisons qui lui échappaient encore. Marwin lui avait également dit qu’elle devait faire attention. Peut-être qu’elle devait écouter leurs sages paroles mais malheureusement il n’y avait que très peu de créatures nocturnes voire même aucune autre qu’elle dans la forêt. Elle avait besoin de compagnie mais aussi d’avancer dans ses étranges recherches. Pourquoi est-ce que les humains et les créatures surnaturelles ne se côtoyaient-elles pas ? Pourquoi devait-elle rester cachée avec ses semblables alors qu’elle pourrait sans peine en compagnie d’une armée à détruire toute une ville ? Le Cercle de Minuit aurait pu à lui-seul saccager tout le village avoisiné à la forêt, alors qu’en était-il de toute la population magique de Gravity Falls ? Si tous se réunissaient pour essayer de parler à la population locale peut-être qu’ils arriveraient à vivre ensemble ? Peut-être qu’elle caressait une douce utopie mais il fallait qu’elle parvienne à faire cohabiter les monstres et les Hommes, avec ou sans l’aide de personne. Mieux vaut être seul que mal accompagné, n’est-ce pas ? Cette maxime-là, Blathnat la comprenait.

Ainsi avait-elle donc quitté sa forêt et non à tire d’ailes, mais en trottinant joyeusement. Elle devait trouver l’origine de cette mésentente entre tout ce beau monde et elle projeta l’idée de trouver une personne âgée -car pour elle, toute vieille personnage est d’une sagesse inégalée- ou même un sorcier afin de répondre à ses questions. Sa longue cape qui recouvrait ses ailes, son corps et son museau traînait sur le sol, balayant au passage les trottoirs de quelques ordures comme des canettes et des mouchoirs jetés par de jeunes pollueurs. Ses sabots faisaient du bruit en tapant contre le goudron et les dalles. Elle n’était pas la discrétion réincarnée mais elle s’en fichait royalement : après tout elle n’était pas là pour jouer aux agents secrets et encore moins à respecter le sommeil de pollueurs qui venaient salir la forêt. Malgré tout, elle remarqua que chacun de ses pas retentissait dans les rues, comme pour avertir de sa présence. Elle passa devant des couples, des adolescents qui fumaient tout en mangeant des barres chocolatées, des trios qui revenaient de cinéma… en les fixant de ses yeux entièrement blancs et luisants dans la nuit. Mais toutes les têtes ne lui disaient rien qui vaille, aucun ne semblait être capable de répondre à ses interrogations. Elle continua son chemin.

Ce qu’elle ne remarquait pas était le regard avare de quelques individus, ne doutant pas que sa couverture de chien avait brûlé au moment-même où elle avait posé le sabot dans la ville. En effet, Berenice ne faisant plus parti de ce monde, le charme que celle-ci avait jeté sur l’alicorne avait pris fin et donc Blathnat se promenait parmi les humains en leur apparaissant comme ce à quoi elle ressemble réellement : une licorne ailée. Mais elle ne le remarquait pas, trop occupée à chercher quelques outils pour améliorer le petit épouvantail de Marwin ou bien même un indice concernant la présence d’un mage ou d’une sorcière. Elle était sérieuse dans cette quête, tant et si bien que lorsqu’elle arriva devant un magasin de téléviseurs elle s’arrêta devant pour admirer les images. Si le son était quasi-inaudible pour un promeneur lambda, il en était autrement pour une créature avec une fine ouïe comme la sienne. Elle ne connaissait pas la musique, sans doute un nouveau « tube » qui venait tout juste de sortir. Elle ne resta pas trop devant les écrans, la lumière lui faisant mal aux yeux, mais elle resta là quelques minutes le temps de retenir la musique pour pouvoir la jouer à l’avenir avec sa corne. Puis, à un moment, elle souleva son museau au ciel, l’air sérieuse, avant de se parler à elle-même.

« Mais je faisais quoi déjà ? »

Elle demeura immobile, plongée dans ses pensées, avant de hausser des ailes et de reprendre sa charmante petite marche. Elle se rappellera sans doute plus tard la raison de sa venue dans cette ville. Trottinant d’un air joyeux elle se mit aussitôt à chanter doucement, afin de ne pas trop attirer le regard des autres.

« Moi c’que j’aime dans les balades, ♫
C’est qu’on peut se balader. ♫
On peut cueillir des salades ♫
Et après on peut les manger.♫ »


Et oui, il en faut peu pour l’alicorne pour être heureuse et s’amuser d’un tout petit rien, d’autant plus que le petit vent frais la rendait toute jouette. D’ailleurs, où avait-elle appris cette chanson déjà ? Qui la lui avait apprise ? Elle eut soudainement un moment de doute, ne faisant pas attention à ce qu’elle faisait, manquant à plusieurs reprises de se faire renverser par une voiture ou par un vélo. Etait-ce sa mère, sa sœur, une amie qui le lui avait enseigné les paroles entraînantes de cette petite mélodie ? A moins qu’elle ne l’ait entendue quelque part et qu’elle l’avait bien retenue tout comme celle qu’elle venait d’enregistrer dans sa mémoire quelques minutes plus tôt. Elle se mit à bondir distraitement tout en continuant de chantonner, oubliant qu’elle était au milieu d’habitations humaines.

« Sur le bord de la rivière ♫
On peut aller se promener ♫
Mais c'est un p'tit peu galère ♫
Si on glisse, on peut s'noyer. ♫ »


Devenait-elle Azheimer, comme le disent certains Hommes ? Perdait-elle complètement la tête ? Il était vrai qu’elle n’était pas jeune pour les créatures qui commencent à avoir des soucis d’articulation à partir quarante ans voire trente mais pour une donzelle de sa race, elle n’avait qu’une centaine d’années. Elle ne devait pas avoir des problèmes de mémoire et pourtant qu’elle avait oublié ô comment elle apprit cette chanson et cela la perturbait. Elle savait que ça ne servait à rien de faire travailler ses neurones et ses souvenirs mais butée comme elle était, elle déclara elle-même qu’elle devra un jour se rappeler de la découverte de cette magnifique chanson.

« Les écureuils et les lapins ♫
Les poneys et les cerfs ♫
Font la ronde autour des sapins ♫
Parce que la forêt c'est super ! ♫
Nanana nananana na naaaa nana na naaaaa ♫ »


Elle s’apprêtait à prendre une autre rue lorsqu’elle entendit soudainement du bruit derrière elle. Elle détourna la tête pour observer quelques humains qui s’insultèrent à voix basse avant de la regarder à leur tour et reculer. L’avaient-ils repérée ? Que voulaient-ils ? Pourquoi semblaient-ils s’intéresser à elle ? Est-ce qu’ils doutaient qu’elle n’était pas un chien mais une licorne ? Blathnat n’avait plus le choix, elle devait se montrer menaçante à son tour afin d’éviter toute querelle. Alors elle se retourne complètement, écarta les pattes et gratta avec son sabot le sol. Elle commença à grogner et soudainement…

« Wouah ! Wouah ! Wouah wouah ! »

Oui, vous ne rêvez pas : l’alicorne s’était mise à aboyer dans le seul but de prouver qu’elle faisait partie de la famille des canidés. Les jeunes hommes la fixèrent avec de grands yeux, quelque peu choqués de trouver un animal comme celui qui se présentait devant eux se prendre pour un chien. Mais Blathnat ne connaissait pas l’humiliation tant qu’elle lui était utile pour sa survie. Fuir, par contre, était lâche contrairement provoquer la fuite de l’adversaire.

« Wouah wouah wouaaaaaah. »

Puis, elle leva le museau.

« Awouuuuuuuuh ! »

Elle avança de deux pas, l’air énervé et surtout en continuant à grogner. Cela suffit pour faire reculer les individus qui commencèrent alors à reculer pour ensuite prendre la poudre d’escampette. Toute fière d’elle, l’alicorne souffla dans ses naseaux et sourit. Lorsqu’elle dira à Marwin qu’elle a fait fuir des humains en aboyant il ne la croira pas sans doute. Finalement, elle faisait un bon toutou.



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